2010/06/03 - Lutte contre la déforestation et le commerce du bois illégal

Lutte contre la déforestation et le commerce du bois illégal
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Le mercredi 26 mai, l’association Décider ensemble a organisé une rencontre-débat sur la déforestation. « Quelle réglementation européenne pour favoriser les acteurs économiques responsables dans le domaine du bois ? ». Après une introduction de Bertrand Pancher, Député de la Meuse, Président de Décider ensemble, député de plusieurs intervenants se sont succédés afin de faire valoir leur position.

Sandrine Bellier, Député européen a dressé un bref état des lieux en rappelant que 20% à 40% du bois dans le monde est abattu de façon illégale. « La première raison c’est le constat évident d’un non contrôle de la déforestation, il est impératif d’engager une lutte pour préserver la biodiversité, mais d’autres raisons existent » :

-         le droit des populations indigènes et locales : 1.6 milliards de personnes sont concernées car la plupart d’entre eux dépendent des forêts ;

-         les conséquences sur les finances publiques ;

-         la le respect des consommateurs en garantissant une certaine traçabilité et une sécurité vis à vis des produits.

 

Pascal Viné, Directeur de cabinet auprès du Ministère de l’Alimentation, de l’Agriculture et de la Pêche s’est quant à lui exprimé sur la position de la France et du Conseil européen concernant ce dossier. Il a énoncé les dispositifs à mettre en œuvre :

-         se doter d’un dispositif ambitieux pour lutter contre l’exploitation illégale des forêts et pour préserver l’image du bois ;

-         une obligation de moyens ciblée sur l’étape de la mise en marché ;

-         l’ensemble des produits bois doivent être concernés par le règlement.

 

Henri Plauche-Gillon, Président de la Fédération des Forêts privées de France a exprimé une position un peu différente de ses interlocuteurs : « En Europe, la forêt augmente de 50.000 hectares par an, nous ne sommes pas dans la situation des forêts tropicales ; de plus, dans nos pays il y a un code forestier qui encadre la gestion des forêts ». Pour Henri Plauche-Gillon, les certifications européennes suffisent à contrôler l’économie du bois, pourtant le problème persiste toujours.

 

 

 

                                                                                                          Géraldine De Oliveira